mercredi 19 juin 2019

POUR LE MAIRE DE L’HAY LES ROSES, CURIEUSE CONCEPTION D’UNE « LARGE CONCERTATION » EN MATIERE D’URBANISME…


MASSIVEMENT, LA MAIRE FAIT DISTRIBUER UNE NOUVELLE LUXUEUSE BROCHURE DE PROMOTION MARKETING DU PROJET « CŒUR DE VILLE ».
POUR CONVAINCRE LES L’HAŸSSIENS, QUE CE PROJET EST « POUR TOUS » ?????
Il s’agit en réalité de brader des espaces publics (dont un square arboré implanté ici comme indispensable écran protecteur de la Roseraie) pour une importante opération immobilière privée, que de plus les L’Haÿssiens vont devoir financer en partie ! « un reste à charge pour la ville de moins de 16% du coût global ». Et avec, comme seul équipement public compensatoire, une modeste salle culturelle, inutile ici.
Cette brochure marketing « financée par l’aménageur » (c’est bien connu les aménageurs et les promoteurs sont des gens particulièrement désintéressés et généreux…) qualifie ce projet de « développement durable »… Une nouvelle fois, avec le même aplomb et avec les mêmes photos montages (« non contractuelles » nous est-il précisé) totalement contradictoires avec les plans réels, cette brochure nous dépeint un « idyllique » centre-ville, « trait d’union entre les quartiers… »
AINSI, ON Y PARLE D’UN « PROJET DE QUALITE », VALIDE NOTAMMENT PAR L’ABF (ARCHITECTE DES BATIMENTS DE FRANCE), LA DRIEA (DIRECTION REGIONALE ET INTERDEPARTEMENTALE DE L’EQUIPEMENT ET DE L’AMENAGEMENT).
Ce qui est faux car l’ABF et la seule MRAe (Mission Régionale d'Autorité Environnementale) ont émis des AVIS et non des validations.
Et pour ce qui concerne la MRAe, leurs AVIS particulièrement préoccupants restent toujours sans réponse, notamment en ce qui concerne :
ü  l’absence de réponse concernant les potentielles atteintes irréversibles aux prestigieuses collections de roses, uniques au monde par la suppression du boisement protecteur du square Allende,
ü  l’absence de réponse concernant la destruction inéluctable d’une riche biodiversité (faune et flore),
ü  l’absence de réponse à l’interrogation sur le possible développement naturel de plantations d’arbres à haute tige de plus de 10m dans la bande si étroite dite des 12m (9m en réel), annoncée « de protection » contre le préjudice visuel de co-visibilité depuis la Roseraie,
ü  l’absence de réponse aux demandes de garanties de pérennité pour cet « écran végétal » qui serait situé sur un espace privé (les copropriétaires qui auront payé très cher pour avoir une vue sur la Roseraie s’empresseront de faire raser ces arbres, s’ils survivent…, avec feuillage à 1-2 m de leurs balcons),
ü  l’absence de réponse à l’inefficacité probable d’un écran dit anti-racines de 1,50 m (les racines des arbres passeront en dessous),
ü  l’absence de réponse à la pertinence de replanter dans cette bande (dite de 12 m) des conifères (particulièrement fragiles, source de ravageurs et maladies pour les roses et qui acidifieront les sols…),
ü  l’absence de réponse concernant les nuisances majeures pendant les 4 ans du chantier pour les riverains, la clinique et la survie des collections de roses (poussières, vibrations, gaz d’échappement, circulation des camions, embouteillages, stationnements impossibles…),
ü  l’absence d’étude concernant le nivellement important du profil du coteau aux conséquences imprévisibles pour la stabilité des sols et en matière d’hydrogéologie,
ü  l’absence de réponse à l’obligation réglementaire de réduire l’impact de la  création d’importants îlots de chaleur sans solution compensatoire (hormis arroser massivement les toits l’été),
ü  l’absence d’analyse de l’aspect architectural et historique des bâtiments environnants le site d’implantation, avec une attention particulière à l’Église Saint-Léonard qui accueillera sur son parvis la future place publique (une architecture à la Disneyland totalement incompatible avec l’existant et le caractère patrimonial du site),
ü   
Liste non exhaustive des conséquences irrémédiablement prévisibles....
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DANS CETTE PLAQUETTE, ON Y PARLE EGALEMENT DE
« SEULEMENT 108 MESSAGES DEFAVORABLES » !
 Pourtant, M. Le Maire oublie :
Ø  Les plus hautes autorités en matière de rosiers (Société nationale d’Horticulture, Fédération mondiale des sociétes de roses, Société françaies des roses....), les historiens spécialistes de L’Haÿ comme de la Roseraie qui l’ont alerté ainsi que l’ABF sur les dommages irrémédiables du projet et offert leur contribution. Tous ont expliqué pourquoi ce projet était grave en matière d’impacts négatifs sur la survie de la collection de rosiers, d’atteinte à l’œuvre du concepteur, tous ont spontanémént proposé de faire part de leurs connaissances spécifiques en la matière … Ont-ils reçu une réponse ?

Ø  Lors de la consultation publique, les plus de 150 pages A4 de contributions techniquement argumentées défavorables à ce projet, contre quelques messages (de quelques mots…) qui y sont favorables.

Ø  Les 766 signatures sur papier (collectées sur le square tous les samedis entre 11h00 et 12h30, depuis novembre 2018), contre ce projet et pour la tenue d’un concours d’urbanistes, paysagistes et architectes, dans le cadre d’ateliers citoyens.

Ø  Les 15 700 signatures sur la pétition internationale, que le maire réfute avec mépris en arguant qu’elles sont fausses !

Ø  Les 3 heures de réunion publique du  mai où les interventions du nombreux public ont TOUTES été UNANIMEMENT contre ce projet.

Ø  Et bien sûr les avis alarmistes de la MRAe….


Décidemment, nous n'avons pas la même conception de ce que pourrait être un véritable projet concerté, co-construit à partir d'ateliers citoyens, avec le souci de maintenir un juste équilibre entre préservation de la Roseraie, des espaces verts et une approche urbanistique innovante, respectueuse d'une nécessaire démarche de transition écologique.



CONCERTAION ET RESPECT DE SES CONCITOYENS 
PAR M LE MAIRE,
QUELQUES EXEMPLES…
1   - Permis de démolir les maisons historiques de la rue des Tournelles en 2018
Le maire prétendait qu’elles étaient vétustes et dangereuse. Pour affirmer cela, il s’appuyait sur deux rapports d’huissiers attestant de cet état périlleux. ALUDHAY a demandé par courrier RAR ces rapports que le maire doit fournir : pas de réponse !
La maison du 17 rue des Tournelles avait été réhabilitée 10 ans plus tôt par la ville pour y installer la Maison du Roman Populaire. ALUDHAY a demandé que lui soient communiqués les rapports du Contrôleur technique de l’opération et le rapport final du chantier conduit par les services techniques de la ville, que le maire doit fournir: pas de réponse !
2   - Installation de la « base de vie » de l’entreprise BIR sur le square Allende, pour les travaux d’extension du réseau de géothermie en mai 2019 
Personne ne mésestime l’intérêt de développer le réseau de géothermie qui va alimenter de nouveaux bâtiments au bas de la rue de la Cosarde. Mais autoriser l’entreprise à installer sa base de vie, c’est-à-dire ses baraquements, ses dépôts de sable, cailloux, ses tubes et ses camions en plein milieu du square, à deux pas de la Roseraie : Non !
L’autorisation de l’Architecte des Bâtiments de France n’a pas été donnée. La proximité de la Roseraie  rend totalement incompatible cette installation de chantier. D’autres espaces auraient pu être choisis pour cela, comme par exemple le parking de la sous-préfecture.
Pour obtenir le respect du square et la protection de la Roseraie, ALUDHAY a déposé un référé suspensif et un recours au fond, auprès du Tribunal Administratif de Melun, contestant l’arrêté du maire affiché sur les lieux, réglementant la circulation sur le parking, pour permettre l’installation de l’entreprise.
Le Tribunal a rejeté le référé suspensif arguant du fait que l’arrêté du maire ne vise pas l’autorisation d’installation de l’entreprise, mais seulement la restriction du stationnement
ALUDHAY a donc demandé au maire la communication de l’autorisation administrative qu’il a donné à l’entreprise de s’installer : « On consulte le service juridique pour vérifier si on est obligé de communiquer le document… » ! Une semaine après et un courrier RAR adressé au maire, pas de réponse !
3   - Parking provisoire de la rue des Tournelles 
Un permis d’aménager a été accordé à Citallios. Après un 1er refus de l’ABF, le maire a fait un recours devant le préfet de région, qui impose ses vues à l’ABF… le permis d’aménager a été accordé.
Le chantier commence. Un permis d’aménager modificatif est déposé. Le chantier continue.
Ce modificatif est retiré par le maire comme illégal, et un autre permis d’aménager est déposé, qui demande l’accord de l’ABF. Les travaux continuent néanmoins, alors que l’ABF n’a pas encore donner sa réponse et pourrait à nouveau refuser ce permis ! Le chantier réalisé est très différent des plans du premier permis d’aménager. Le maire engage donc la ville sur des hypothèses non vérifiées.
ALUDHAY a déposé un recours gracieux auprès du maire, contestant le projet qui prévoit des plantations d’arbres à l’emplacement où devrait être reconstruit un bâtiment respectant les règles du PLU, lorsque le Parking provisoire sera supprimé : Pas de réponse.
En 2018, le maire avait déclaré que les riverains de la rue des Tournelles seraient consultés lorsqu’un projet serait prêt : à ce jour le chantier avance mais les riverains attendent toujours que le maire les consulte !
4   - Pétitions contre le projet Coeur de Ville 
Lorsqu’on lui présente les 15 700 signatures de la pétition internationale contre le projet Coeur de Ville pour protéger la Roseraie, le maire fait semblant de croire que ce sont de fausses signatures ; qu’il s’agit d’un complot contre lui…
Pourtant, parmi ces signatures, il y a plus de 1 000 avis exprimés et argumentés, qui disent clairement qu’ils ne veulent pas de ce projet : avis de robots ?
Et nous accumulons plus de 760 signatures sur papier, recueillies depuis des semaines  sur le point fixe du square, le samedi matin ! Fausses signatures aussi ?
5   - Ou sont passées les 100 places de parking souterrain public du projet Coeur de ville, que Citallios entend faire payer 1 700 000 € à la ville ?
Dans l’article du journal municipal qui relate la dernière séance publique à l’auditorium, au cours de laquelle le maire a présenté son projet Coeur de Ville « prêt à être construit », il annonce toujours 100 places de parking souterrain public !
Mais l’examen du dossier de permis de construire lors de la consultation publique, montre qu’il n’y en a que 36 en réalité !
A moins que la maire ait l’intention de faire payer à la ville les places attachées aux commerces qui sont imposées par le PLU et que doivent payer les commerces ?
6   - Suppression sur le square Elmelik (devant la mairie) de l’arbre de Judée, classé « Arbre remarquable » et préservé à ce titre par le PLU.
On entend dire… On vérifie en allant aux services techniques de la ville où nous est présenté le plan de transformation du square Elmelik. Présentation rapide avant que le directeur des services, sur ordre du maire, ne nous demande (aimablement) d’évacuer les lieux !
Il y a donc bien un avant-projet de réalisation de parc de jeux pour enfants petits et grands, sur ce square. Ce qui implique la disparition de l’arbre de Judée et peut-être l’Eglantier commémorant la de la Révolution de 1789 !
Qui est au courant ? qui a été consulté ? Même pas les élus du Conseil Municipal…

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NON VRAIMENT LE MOT CONCERTATION N'A PAS LE MEME SENS POUR NOUS QUI PRONONS L'IMPLICATION CITOYENNE DANS DES ATELIERS OUVERTS A TOUS, AVEC UNE RECHERCHE EXHAUSTIVE D'INFORMATIONS OBJECTIVES. UNE DEMARCHE RESPONSABLE ET RESPECTUEUSE DE TOUS LES AVIS ET DE TOUTES LES SUGGESTIONS.

AVEC VOUS, NOUS POURSUIVONS SANS RELACHE LES INTERVENTIONS CONTRE CE PROJET DEMESURE DIT COEUR DE
VILLE MAIS AUSSI CONTRE LES DEUX AUTRES PROJETS D’URBANISME DU MAIRE, DISPROPORTIONNES et DESTRUCTEURS D’ESPACES VERTS (square Léon JOUHAUX, Paul HOCHART) !

D’AUTRES CHOIX URBANISTIQUES INNOVANTS SONT POSSIBLES QUI PRESERVENT LE BIEN COMMUN DANS UNE DEMARCHE RESPECTUEUSE DES ESPACES NATURELS, ET QUI DEVRAIENT LAISSER AUX GENERATIONS FUTURES UNE VILLE AGREABLE A VIVRE ET DURABLE.

lundi 27 mai 2019

PROJET ZAC PAUL HOCHART - CONSULTATION PUBLIQUE





PROJET DE DENSIFICATION
DU QUARTIER PAUL HOCHART

CONSULTATION PUBLIQUE
JUSQU'AU MARDI 4 JUIN INCLUS...

N'HESITEZ PAS A EXPRIMER VOTRE OPINION
 
 Pour vous aider, nous vous proposons quelques éléments de réflexion, argumentés sur la base de l'étude des 2.137 pages des dossiers mis en consultation (analyse non exhaustive...)

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IL EST ENCORE POSSIBLE
DE FAIRE MODIFIER CE PROJET TROP DENSE
et DESEQUILIBRE
  
IL EST NECESSAIRE DE S'EXPRIMER :
 -Soit sous forme électronique (concertation-lallierhochart@ville-lhay94.fr) ou par courrier adressé au maire,
-Soit sous forme de consultation directe sur un registre papier. Cette modalité d’expression directe sur un registre nous apparait à privilégier, car plus « transparente » .
- Service urbanisme du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h00, sauf le jeudi AM.
  
Ne pas hésiter à mettre l'association en copie : aludhay94@gmail.com
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A la suite de cette consultation, comme cela est indiqué sur l’avis officiel d’enquête, le maire a 3 possibilités :
- valider les permis de construire présentés,
- les valider en y associant des prescriptions particulières,
- les annuler.
On peut avoir une vague idée de ce qu’il pourrait choisir comme solution...
Ce qui n’enlève pas l’intérêt de la consultation et la nécessité d’une expression massive de la population. En effet, les dossiers de permis de construire devraient alors être adaptés aux demandes exprimées par la population.
  
Pour télécharger les dossiers : LE LIEN

Pour télécharger l'avis de l'autorité environnementale (MRAe) : LE LIEN
 


 
POUR TOUTES LES RAISONS ENUMEREES 
CI-DESSOUS,
LE PROJET DOIT ETRE CONSIDERABLEMENT MODIFIE
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PRESENTATION du PROJET
Sur une emprise de 3,2 hectares, le projet consiste en la création d’un nouveau quartier devant accueillir 903 logements pour une population nouvelle estimée à 2167 habitants (pour une Surface De Plancher de 63.000m2), un petit gymnase (dojo), quelques commerces (3x500m2), un parking (801 places privées dont 769 en sous-sol), un groupe scolaire sur 6.000m2 (maternelle de 10 classes et élémentaire de 15 classes), une place publique (1.500 à 2.000m2).
Une consultation imposée par la loi (article R122-2 du code de l’environnement). De plus, ce projet qui présente une surface de plancher supérieur à 40.000 m², est soumis à évaluation environnementale. Une étude d’impact du projet a été réalisée en ce sens par le bureau d’étude BURGEAP. L’autorité environnementale a été sollicitée pour avis sur cette étude d’impact dans le cadre de la modification du dossier de création de la ZAC Paul Hochart. Celle-ci a rendu son avis le 04 avril 2019 et le maître d’ouvrage a produit un mémoire en réponse à cet avis (25 avril 2019).
Par ailleurs, les projets de zone d’aménagement concerté soumis à étude d’impact étant dispensés d’enquête publique au profit d’une participation du public par voie électronique au regard des dispositions de l’article L. 123-2 du code de l’environnement, c’est à ce titre que le projet de modification du dossier de création de la ZAC « Entrée de ville-Paul Hochart » fait l’objet de la participation du public.


A-SUR LA FORME
1-     Une consultation à minima, imposée par la loi. Deux réunions dites de « concertation » qui n’ont été qu’informatives avec un projet ficelé dès le départ (avril 2018 avec une quinzaine de riverains et novembre 2018 avec une vingtaine de riverains). Pourquoi l’enquête publique n’a-t-elle pas été utilisée, dernière forme réellement démocratique de consultation, en voie de liquidation ?
2-     L'ensemble de la documentation représente 2137 pages. Alors que la plupart des documents sont réalisés depuis quelques mois, ils ne sont mis à la disposition de la population que le 1er jour de la consultation (l’étude d’impact ayant été terminée le 31/01/2019). 2137 pages à consulter sur écran ou dans un bureau inadapté (1 personne à la fois) avec les contraintes des horaires d'ouverture de la mairie, incompatibles avec une activité professionnelle, c’est mission impossible !
3-     Probablement une réunion d’information publique déjà planifiée pour annoncer le projet « prêt à démarrer », à l’image du projet dit cœur de ville…
4-     Trois projets d'urbanisme majeurs pour l’avenir de notre commune qui arrivent en même temps. Quel l’Haÿssien a le temps et les compétences nécessaires pour les étudier objectivement sans un véritable exposé simplifié préalable, sincère et non faussé ?
5-     Trois projets qui auraient pour conséquence une sur-densification à l'extrême de notre commune (près de 1.750 logements supplémentaires rien que pour ces 3 projets), au détriment des espaces verts existants et bien au-delà de ce que le SDRIF recommande en construction de logements et de plus en contradiction totale avec l'Agenda 21, pourtant adopté par la ville en avril dernier.


B-SUR LE FOND

SUR LES ASPECTS ENVIRONNEMENTAUX, nous demandons des réponses précises à l’avis de la MRAe du 4 avril 2019 qui s’inquiète d’enjeux environnementaux particulièrement préoccupants (auxquels l’addendum du 25 avril ne répond toujours pas et renvoie au dossier de réalisation non rédigé !)
 RAPPEL : Extrait Article L122-1 alinéa III : «L’évaluation environnementale est un processus constitué de l'élaboration, par le maître d'ouvrage, d'un rapport d'évaluation des incidences sur l'environnement, dénommé ci-après " étude d'impact ", de la réalisation des consultations prévues à la présente section, ainsi que de l'examen, par l'autorité compétente pour autoriser le projet, de l'ensemble des informations présentées dans l'étude d'impact et reçues dans le cadre des consultations effectuées et du maître d'ouvrage.
L'évaluation environnementale permet de décrire et d'apprécier de manière appropriée, en fonction de chaque cas particulier, les incidences notables directes et indirectes d'un projet sur les facteurs suivants :
La population et la santé humaine ;
2° La biodiversité, en accordant une attention particulière aux espèces et aux habitats protégés au titre de la directive 92/43/ CEE du 21 mai 1992 et de la directive 2009/147/ CE du 30 novembre 2009 ;
3° Les terres, le sol, l'eau, l'air et le climat ;
4° Les biens matériels, le patrimoine culturel et le paysage ;
5° L'interaction entre les facteurs mentionnés aux 1° à 4°.



1-Les sols sont dangereusement pollués par les activités industrielles passées, notamment par les stations-service. Quelles sont les garanties de dépollution des sols pour les futures habitations et surtout pour le groupe scolaire (cf. circulaire du 08/02/2007 relative à l’implantation sur des sols pollués d’établissements accueillants des populations sensibles) ? Aucune solution de dépollution des sols ni leur chiffrage ne sont proposées. Une étude quantitative des risques sanitaires est à réaliser en urgence (EQRS).
Page 10, la MRAe s’inquiète : « le diagnostic et le plan de gestion auraient déjà dû être élaborés et présentés dans l’étude d’impact » et « constate que le maître d’ouvrage n’est pas actuellement en mesure de garantir la compatibilité du projet avec l’état du sol et de la nappe ».

Par exemple, page 7, la MRAe note qu’au droit des emplacements de l’école maternelle et de l’école élémentaire, les milieux (sols, eaux souterraines et gaz du sol) sont significativement impactés en tétrachloroéthylène ou perchloroethylène (PCE), trichloroéthylène (TCE), benzène et polychlorobiphényles (PCB).

De même page 10 : « Or, la faible profondeur de la nappe est susceptible d’interférer avec les horizons pollués et d'entraîner la formation de pollutions gazeuses pouvant être relarguées en fond de fouille lors des travaux des fondations mais également s'immiscer à travers les interstices du sol et les cloisons des futurs bâtiments pouvant polluer des habitations»

2-Concernant la gestion des eaux de pluie, l’impact du ruissellement est sous-estimé, de même que l’impact sur la nappe phréatique.
La MRAe note qu’il n’y a qu’un seul bassin de rétention pour l’ensemble du projet, que les sols vont être artificialisés. « Elle considère, page 7, que la gestion des eaux pluviales est donc un enjeu non négligeable du projet ».
Page 7, il est signalé que la nappe est à faible profondeur (de l’ordre de moins 4m). Des risques de pollution ou de remontées sont à craindre, notamment dans la phase de mise en place des fondations et creusement des parkings.
Page 10, la MRAe réclame la réalisation d’une étude hydraulique et une demande administrative au titre de la loi sur l’eau. Cette étude aurait déjà dû être réalisée !
En effet, il aurait fallu délimiter les zones où "des mesures doivent être prises pour limiter l'imperméabilisation des sols et pour assurer la maîtrise du débit et de l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement » (article L151-24 CU et surtout L2224-10 CGCT).


La MRAe « rappelle que des éléments de dimensionnement des ouvrages de régulation et de dépollution des eaux auraient dû être présentés dans l'étude impact en amont du dossier loi sur l'eau».

Aucun document proposé à la consultation ne répond aux contraintes liées au SDAGE (Schéma Directeur d'Aménagement et Gestion des Eaux). Pourtant la nappe est à considérer comme potentiellement vulnérable à une pollution de surface.

NB : Le SDAGE a une portée réglementaire. Tout projet d'urbanisme doit être compatible avec les prescriptions du SDAGE. Ainsi, ce projet est actuellement concerné par l’ancienne version du SDAGE du Bassin de la Seine et des cours d’eau côtiers normands, celui de 2010-2015.

Cela n’est pas évoqué, alors que la commune de L'Haÿ-les-Roses est couverte par le SAGE de la Bièvre.

3-Les inventaires concernant la flore et la faune sont sous-évalués. La MRAe, au contraire (page 11) met en évidence une sous-estimation des espèces sur le site dont des espèces protégées (chauves-souris, reptiles, papillons, libellules, orthoptères) résultant d’inventaires partiels ayant notamment fait l’impasse sur la période printanière et estivale. Elle conclut que les effets du projet sur les espèces ne sont par conséquent pas correctement évalués.

En réponse, dans l’addendum page 15, il est signalé un nouveau et unique inventaire le 23 avril 2019 avec la découverte d’une seule espèce faunistique supplémentaire ! Le hérisson n’est même pas listé.

Pourtant ce secteur présente un enjeu assez fort en termes de biodiversité du fait de la présence de nombreux arbres dont certains présentent des cavités pouvant être des lieux de gîtes potentiels pour certaines espèces d’oiseaux ou de chauves-souris.

Ainsi, le bureau d’étude indique que la liste n’est pas exhaustive (page 45 de l’inventaire) mais cela ne l’empêche pas d’affirmer que l’aire d’étude ne présente pas d’enjeu écologique particulier !

Pourtant, un rapide passage sur la zone (25-26 mai) nous a permis d’observer quelques autres espèces protégées (soulignées ici) : Verdier, Rouge gorge, Pinson, Mésange bleue, Mésange charbonnière, Moineau domestique, Rouge queue noir, Pouillot véloce, Accenteur mouchet, Troglodyte mignon, Fauvette à tête noire, Fauvette des jardins, passage d’un faucon crécerelle…
En plus des espèces communes : corneille, pie, étourneau, perruche, merle, pigeon biset et ramier…

Pourquoi sous-estimer cette avifaune ? Des mesures de protection et préservation sont à présenter en urgence.
Quid donc de la prise en compte, à minima, de la Liste rouge régionale des oiseaux nicheurs, dits communs, d’Ile-de-France, publiée en 2012 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et par les préconisations et études du STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs).

De même, quelles mesures de protection seront prises dans la phase chantier concernant l’actuelle coulée verte (en limite nord du projet) ?

4- Les impacts de la circulation induite par la construction de 1.000 logements sont minimisés, de même que les places de parking ! L’étude conclut qu’il n’y aura pas d’impact car les riverains vont massivement utiliser les transports en commun, sans fournir les éléments nécessaires à cette affirmation !
Pas de plan de circulation et d’aménagement hors îlots prévus.
Par exemple, il n’y a pas de plan d’éventuelles pistes cyclables et leurs connexions aux pistes extérieures au site.
Page 11, la MRAe signale que « le projet va induire une circulation supplémentaire provenant des zones d'habitation et de commerce, susceptible de saturer le trafic. Le pétitionnaire conclut toutefois à de bonnes interactions entre les modes de transport alternatifs à la voiture et une bonne desserte en transports en commun facilitant le rabattement sur les transports en commun sans évaluation toutefois de ce rabattement. »
801 places de parking privé pour une arrivée estimée de 2.200 habitants et la construction de 1.000 logements (ratio de 0,8, habituellement à 2) ! Pas de place visiteurs identifiée !
Dans un quartier déjà en manque de places de stationnement, quelle perspective !

La durée des travaux de 24 et 28 mois minimum (ilot 2 et ilot 1 respectivement) n’est pas une durée courte et le temps de persistance des Gaz à Effet de Serre est relativement longue, les GES ne disparaissent pas une fois les travaux finis (CO2 environ 100 ans, CH4 environ 14 ans).

5-Le projet aura un impact sur l’ambiance sonore du secteur, qui va s’ajouter aux nuisances sonores de la RD7.
La MRAe recommande page 12 que « des mesures de réduction soient aussi recherchées comme l'agencement de certains bâtiments implantés le long de la RD 7 jouant le rôle d'écrans acoustiques (bureaux/ hôtels /parking), vis-à-vis de ceux accueillant des personnes sensibles (logements ou des écoles). »

6-Le projet va générer un important îlot de chaleur. La MRAe s’en inquiète (page 12).
La réponse (addendum page 21) confirme que les espaces verts passent de 24.000m2 à 4.400m2 et minimise cet impact qui devrait être compensé par : « 6.000m2 de toitures végétalisées, soit 50% des toitures » !!!
Qui peut croire qu’en plein été des toitures desséchées vont compenser l’impact négatif de l’îlot de chaleur (sauf à les arroser copieusement) ???

7-La MRAE pointe le danger que représentent les ondes électromagnétiques des lignes à haute tension qui passent le long de la RD7.
La réglementation du 15 avril 2013 demande d’éviter d’implanter des établissements sensibles dans les zones à proximité d’ouvrage THT. L’ANSES recommande de ne plus installer ou aménager des établissements sensibles (hôpitaux, maternités, établissements accueillants des enfants etc…) à moins de 100 m d’une ligne THT.
En réponse, le pétitionnaire (addendum page 22) indique que le groupe scolaire se situera à 120 m de ligne THT !

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DE FAÇON NON EXHAUSTIVE, CE PROJET DOIT ETRE REVU
POUR LES RAISONS SUIVANTES

C’est plus de 900 logements qui seraient ainsi réalisés sur ce secteur, toutes tranches confondues. Ce qui est beaucoup trop !
Les justifications du projet de ZAC reprennent l’intérêt d’urbaniser de façon dense l’entrée de ville sur la RD7, la mise en relation des deux quartiers ville, la proximité du quartier de la gare de métro et la forte desserte en transports en commun de ce secteur. Ce qui est vrai, mais ne justifie cependant pas une telle densification.
Rappelons que la prise en compte de cet objectif, ajouté à celui du secteur de la gare + densification du centre-ville + l’aménagement Locarno + l’ouverture du marché du foncier aux promoteurs, conduisent à une densification de 3.000 logements, voire plus, à l’échelle 2030, soit au moins 35% de plus que ce que demande le SDRIF (Schéma d’Aménagement de la Région Ile de France) !

NOUS DEMANDONS :

-    Une dé-densification sensible du projet, en le ramenant, tous domaines et tranches confondus, à un niveau de 500 à 600 logements maximum.

-    Le maintien d’une réserve de foncier situé en front de RD7, sur environ 300ml, pour la réalisation de locaux d’activité tertiaire ou autres. Où est la mixité fonctionnelle annoncée (p 58 du Résumé non technique) ????

-    Un renforcement du traitement en espaces naturels, autour de la coulée verte départementale, mais aussi en cœurs d’ilots.

-    Des équipements publics indispensables non prévus ici et qui répondent aux besoins des riverains (crèche, accueil des personnes âgées dépendantes, salle d’activités et/ou de réunions, salle culturelle, etc…   Il n’est prévu ici qu’un petit gymnase équipé en dojo).

-    Un groupe scolaire trop important (plus de 700 élèves) et déjà sous dimensionné (10 classes maternelle + 15 classes élémentaire prévues). Pour un ratio admis de 0,8 enfant par logement, ce sont environ 750 élèves qui devraient arriver. Sans compter les dédoublements de CP et CE1, le groupe scolaire apparaît déjà en tension (le potentiel d’accueil pour 15 classes est de 712 élèves).
 
De plus le rapport entre classes de maternelle et d’élémentaire est déjà déséquilibré : en général, il est de 1,6-1,7 (1 classe de maternelle pour 1,6 classes d’élémentaire) …

-    Le montage de la nouvelle ZAC en ECOZAC.

-    Une étude détaillée sur la question des déplacements doux dans le secteur et des liaisons avec le reste de la ville, vers l’ouest.

-    Un plan de prévention réaliste des nuisances que vont subir les riverains pendant les travaux des éventuels autres gros chantiers qui vont se cumuler sur L’Haÿ-les-Roses pendant cette période (Cœur de ville, Locarno, Hochart, gare ligne 14 et autres opérations immobilières…) D’ailleurs, dans le résumé non technique page 55, les chantiers « Cœur de ville » et Locarno ne sont même pas évoqués ???

-    Une plus grande part de logements dits sociaux (100 sur la tranche des 800), dont la population l’Haÿssienne a grandement besoin.

Il est d’ailleurs surprenant que les financements ANRU vont, en fait, servir à faire diminuer la part du social sur l’ensemble du secteur Lallier-Hochart (page 5 de la délibération municipale) !


En résumé, ce projet prévoit une densification trop importante de logements, sans tous les équipements publics indispensables, trop de circulation automobile induite par l’arrivée de près de 2.300 personnes, ni parking correspondants, sur un site sensible d’un point de vue environnemental (sols pollués, ondes électromagnétiques, nappe phréatique…) et sans prise en compte des enjeux environnementaux actuels (ilots de chaleur, risques pour la biodiversité)…